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2012.4 |

description

p. 176 Peter Maus
Guy Weitz: een Belgisch organist in London
p. 190 Peter Strauven
Orgelspel in de 18de-eeuwse Zuidelijke Nederlanden
p.200
Toelichting bij de dubbel cd-uitgave van het integrale orgelwerk van Gabriël Verschraegen

Orgelbouwactualia
p. 172 Het Louis-Benoît-Hooghuys-orgel van de sint-Jacobskerk te Brugge grestaureerd
p. 212 Het Pierre-Charles Van Peteghem-orgel in de kerk Onze-Lieve-Vrouw Bezoeking in Essene

p. 199 Nieuwe uitgaven
p. 214 Overzicht tijdschriften

contenu

Peter Maus: Guy Weitz: un organiste belge à Londres (1883-1970)

Guy Weitz naît en 1883 à Verviers. Il étudie l'orgue et la composition à Liège, plus tard à Paris, où il rencontre Louis Vierne, Charles-Marie Widor, Vincent d'Indy et surtout Alexandre Guilmant. Dès son retour en Belgique, il travaille à Liège comme organiste et promeut la revalorisation, toute récente à ce moment, de la musique ancienne. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate en 1914, il s'installe à Londres et adopte la nationalité britannique. Grâce à de nombreux concerts remarquables, en faveur des réfugiés de guerre, et à quelques bonnes relations, sa renommée se répand vite dans le monde de l'orgue catholique à Londres. Dès le début, il tient un rôle important dans la divulgation des idées de son professeur parisien, Alexandre Guilmant, considéré généralement comme l'un des pionniers de la redécouverte des répertoires et des traditions de facture d'orgues baroques et classiques. Guy Weitz se distingue de l'organiste anglais moyen de l'époque par son aisance époustouflante à parcourir cinq cents ans d'histoire de musique d'orgue comme organiste liturgique et virtuose concertiste. Une formation solide et une vision ouverte lui permettent d'intensifier sa collaboration avec le facteur d'orgues Willis. Ensemble, ils constituent le moteur d'une nouvelle vague dans le monde de l'orgue anglais de l'époque post-victorienne, particulièrement conservatrice (1900-1930). 

L'influence et la renommée de Weitz atteignent leur sommet dans les années 1930 : ses récitals connaissent beaucoup d'aval et sont régulièrement diffusés à la radio. Ensuite, il est parmi les premiers organistes en Angleterre à s'essayer aux enregistrements sur disque. Enfin, en tant que compositeur, Weitz réalise un œuvre divers dont la musique d'orgue occupe une place importante. Durant toute sa vie, son style d'écriture fait l'objet d'une évolution homogène et progressive où l'influence initialement franckienne passe à la tradition symphonique de Widor et de Vierne pour aboutir enfin dans un idiome néoclassique. 

D'un point de vue contemporain, l'héritage le plus important de Guy Weitz ne se limite pas à ce qu'il a laissé en compositions colorées, mais comprend surtout son apport à la facture d'orgue par son influence sur des facteurs d'orgues comme Henry Willis (de l'entreprise du même nom) et Donald Harrison, qui travaillait pour Willis avant 1930. Dans la période qui s'étend de 1930 à 1956, Donald Harrison conduit la maison de facture d'orgue américaine Aeolian-Skinner. Il n'a jamais mis en doute l'importance cruciale de ses contacts avec Guy Weitz pour le développement de sa propre vision sur la facture d'orgue, et ainsi le succès du type d'orgue néoclassique aux États-Unis en général, et l'essor de la maison Aeolian-Skinner en particulier. 

Weitz est toujours connu dans certains cercles d'orgue anglais et américains. Dans son pays natal belge, en revanche, il n'a jamais pu prendre pied. Comble d'ironie: son héritage musical a même été quasiment enseveli par le courant de la musique ancienne, dont il était lui-même l'un des promoteurs du début. En tant que ' vrai Belge ' doté – semble-t-il – du sens inné du compromis supérieur (en l'occurrence artistique), il a cependant bien gagné ses galons : sa vision équilibrée et largement documentée en matière de l'art d'orgue ne subsiste pas uniquement dans ses compositions (sa Première Symphonie est l'unique représentant d'un style d'écriture hybride, qui combine de manière subtile les traditions symphoniques anglaises et françaises), mais aussi dans quelques orgues anglais et américains célèbres à l'heure actuelle. 

Peter Strauven: Le répertoire pour clavier aux Pays-Bas du Sud du XVIIIe siècle

Cette contribution fait le point sur quelques mécanismes déterminants pour la conception contemporaine du répertoire pour clavier aux Pays-Bas du Sud au cours du XVIIIe siècle.

La dichotomie artificielle entre deux instruments à clavier, à savoir le clavecin et l'orgue, se base sur des paramètres comme style d'écriture, emploi liturgique et présence ou absence d'indications de registration. En réalité, ceux-ci paraissent insuffisants comme critères distinctifs dans le répertoire en question. 

En outre, ce répertoire est chargé de critères esthétiques et stylistiques sans droit de cité au XVIIIe siècle. Ainsi, la comparaison entre les grandes œuvres canoniques des 'grands' compositeurs et le corpus établi reste défaillante. En effet, l'on constate à partir du corpus des manuscrits que certains compositeurs étaient tout à fait inconnus auprès des clavecinistes et organistes des Pays-Bas du Sud. 

La dissociation du répertoire vis-à-vis des conceptions négatives en vigueur permet bien au contraire d'indiquer quelques tendances qui font croire à une flexibilité importante. Parmi celles-ci, deux seront traitées: l'exécution de la musique de chambre sur un instrument à clavier et l'adaptation de la sonate pour clavier avec accompagnement. 

Pourrait-on alors avancer que la musique d'orgue ne devient 'musique d'orgue' que du moment où le musicien interprétait son large répertoire, n'importe quel genre, à l'orgue? Sans doute, la recherche continue mènera à affiner davantage notre jugement sur la musique d'orgue et son répertoire. 

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