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2013.1 |

description

p. 04. Jan Van Mol
Le Jubé
p.  16. Victor Timmer & Ton van Eck
A propos d'un autographe - Sur les contacts entre Léon de Limminghe, Aristide Cavaillé-coll et Charles Philbert
p. 20. Gilbert Huybens
Jean-Pierre Felix 70 ans
p. 36. 
Het gerestaureerde Bremser-orgel (1646) in de Onze-Lieve-Vrouwkerk te Aarschot 
p. 38. Peter Maus
Een 19de-eeuws Engels orgel in de Sint-Salvatorkerk te Harelbeke 
p. 42. 
De restauratie van het orgel in de Sint-Lambertuskerk te Beverlo  
p. 44. Joost Vermeiren
Orgelkunst feest in de Gentse Sint-Baafskathedraal 

contenu

* Jan Van Mol: Le jubé

Dans les églises chrétiennes occidentales, la clôture, ou chancel, surmontée d’une tribune qui s’élevait entre le chœur liturgique et la nef, occupait plusieurs fonctions. Initialement, les lectures s’y tenaient, d’où les noms tels pulpitum, ambone, jubé, Lettner, et apparemment doksaal. Depuis le Concile de Latran (1215), la fonction principale consistait plutôt à faire écran au Saint-Sacrement (screen). Le Concile de Trente (1545-1563) imposa la visibilité de l’autel avec le tabernacle de partout dans l’église et remplaça le jubé par la chaire de vérité pour le sermon, entraînant ainsi la démolition de nombre de jubés. Au 19ème siècle, beaucoup de jubés furent encore démolis. À cet égard, les conceptions sur l’architecture gothique de Viollet-Leduc par exemple, ont joué un rôle non négligeable. La plupart des cathédrales anglaises cependant ont majoritairement gardé leur organ screen et le chœur isolé est l’espace où les evensongs se tiennent encore aujourd’hui.

La France reste toujours dotée de quelques jubés. Saint-Bertrand-de-Comminges dispose encore d’un ensemble intact de stalles, jubé et orgue. Les jubés d’Albi et de La Chaise-Dieu se rangent parmi les plus connus. Le jubé de Brou fut conçu par des artisans brabançons et Le jubé en style Renaissance d’Arques-la-Bataille reçut un nouvel orgue.

Dans les contrées protestantes, les jubés souffrirent moins sous la Crise iconoclaste, comme au dôme de Naumburg, de Magdebourg et d’Halberstadt. Le jubé de la Predigerkirche à Bâle reçut un orgue médiéval. 

En Belgique, quelques jubés de style gothique tardif sont conservés à Aarschot, Louvain, Tessenderlo, Lierre et Walcourt. Tous remontent à la première moitié du  16ème siècle, une période de prospérité sous Charles Quint précédant les vicissitudes des guerres de religion. Les jubés à Aarschot et à Tessenderlo sont remis en évidence par la restauration de leur orgue. En l’occurrence, on avança deux options. À Aarschot, l’orgue Bremser (1646) retrouva son emplacement d’origine, contrairement à Tessenderlo, où la position actuelle de l’orgue est non historique.

Même après la contre-réforme on continua à construire des jubés. La pierre blanche des jubés gothiques fut remplacée par le marbre noir et blanc. On garde de beaux exemples en style Renaissance à la cathédrale de Tournai et à l’église de Soignies. En ce qui concerne le dernier exemple, il est regrettable que l’orgue Lachapelle (1711) disparût lors de la grande restauration de l’église. La richesse historique de celle-ci est liée intrinsèquement à son organiste, Coquiel, dont le livre d’orgue est l’unique source pour l’œuvre d’Abraham Van den Kerckhoven 

Les jubés baroques furent érigés entre autres à Malines, Anvers et à Bruges. À Bruges, trois jubés intacts avec orgue subsistent : Sainte-Anne, Notre-Dame, Saint-Jacques. Le jubé de la cathédrale Saint-Sauveur fut réorganisé de fond en comble. De toutes les églises anversoises dotées d’un jubé, ce n’est que l’église Saint-Jacques qui garde intact l’ensemble de jubé et d’orgue. 

* Victor Timmer & Ton van Eck: À Propos d'un autographe - Sur les contacts entre Léon de Limminghe, Aristide Cavaillé-Coll et Charles Philbert

L’ouvrage sur le nouvel orgue de l’Amsterdamse Palais de l'Industrie de Charles Philbert, publié en 1876, constitua un puissant plaidoyer pour l’œuvre d’Aristide Cavaillé-Coll. Un exemplaire de l’ouvrage, à peine publié et personnellement dédicacé, fut envoyé au comte Léon de Limminghe par l’auteur, au nom du facteur d’orgues parisien. (Cf. Orgelkunst 34/3, p. 131)

Cet élément nous a incités à étudier de plus près les contacts entre le comte et Cavaillé-Coll d’une part, et entre celui-ci et Philbert de l’autre. Pour ces deux premiers, les contacts concernent plus que la seule construction des deux orgues à Gesves. Apparemment, Philbert et Limminghe se connurent dans un tout autre contexte : ils avaient fréquenté le pensionnat jésuite renommé à Fribourg (CH), trente ans plus tôt.  .
Le nouveau projet de construction d’un orgue Cavaillé-Coll au conservatoire de Bruxelles était sans doute la raison pour laquelle certains Belges (parmi lesquels le comte) reçurent, dès sa parution, l’ouvrage de Philbert, dans l’intention de créer des conditions favorables pour le projet.
La réalisation de l’orgue et la dédicace de l’ouvrage envoyé contribuèrent très probablement à renouveler les contacts entre les deux ‘pensionnaires’. Cependant, l’on ne dispose pas d’éléments concrets.

L’expression musicale constituait déjà un élément considérable de la formation. Ainsi, les deux adolescents étaient actifs dans certains ensembles.

*Gilbert Huybens: Jean-Pierre Felix 70 ans

*Joost Vermeiren: Orgelkunst fête dans la cathédrale Saint-Bavon à Gand

actualia

Het Bremserorgel (1646) van de Onze-Lieve-Vrouwkerk te Aarschot
Het Forster en Andrews-orgel uit 1865 in de Sint-Salvatorkerk te Harelbeke
Het orgel van de Sint-Lambertuskerk te Beverlo

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