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2013.2 |

description

p. 50 Joris Verdin
Een heel programma
p. 51 Luk Bastiaens
Het orgeldebat in Vlaanderen
p. 52. Joël Hooybergs
De restauratie/reconstructie van het Bremser- en het Vermeersch-orgel in de Sint-Lambertuskerk te Geel-Bel
p. 66. François Van der Jeught & Jan Caluwaerts
De orgelbouwer meester baltazar Rutgheerts - een nieuwe biografie
p. 73. Peter Van de Velde
Het orgelconcerto van Joseph Callaerts
p. 78. Jean Ferrard/ Guy Bovet
In memoriam Marie-Claire Alain
p. 82. Stijn Hanssens
In gesprek met Jean-Pierre Draps + werkenlijst
p. 88.
Het Van Bever-orgel in de Sint-Lambertuskerk te Bouvignes-sur-Meuse
p. 90.
Het gerestaureerde orgel van de Sint-Niklaaskerk in Perk-Steenokkerzeel
p. 91
Een drieklaviersorgel van Oberlinger in de kerk Saint-Nicolas van La Roche-en-Ardenne
p. 93
Het Van Bever-orgel in de St.-Remykerk te Braine-Le-Château

contenu

* Joël Hooybergs: Aperçu historique de la restauration/reconstruction de l’orgue Bremser et de l’orgue Vermeersch en l’église Saint-Lambert de Geel-Bel

L’église Saint-Lambert de Geel-Bel peut s’enorgueillir de nos jours d’abriter deux instruments : l’orgue Bremser et l’orgue de chœur de Vermeersch. L’instrument Bremser fut majoritairement reconstruit dans l’ancien buffet d’orgue du XVIIe siècle. Les principaux ajouts du XIXe siècle, jugés historiquement intéressants malgré leur orientation esthétique bien différente, furent repris dans le nouveau buffet de l’orgue de chœur dessiné par l’expert de la restauration, Jef Braekmans. 
La reconstruction de l’orgue Blasius Bremser s’inspira largement de l’orgue du père, Jan Bremser, construit en la collégiale Notre-Dame d’Aarschot en 1646. Cet orgue, exceptionnellement bien conservé, servit déjà de base pour la reconstruction d’un autre orgue signé Blasius Bremser, dans la chapelle d’Elzenveld (1675) à Anvers, également effectuée par la Manufacture d’orgues Thomas de Ster-Francorchamps en 2007. À présent, les orgues Bremser restaurés sont donc au nombre de trois, dont le plus récent se trouve à Geel-Bel.
Plusieurs indices datant d’époques différentes compliquaient l’identification de l’orgue, dont l’origine reste toujours indéterminée à l’heure actuelle. L’examen approfondi et la comparaison avec d’autres instruments permit d’identifier Blasius Bremser comme facteur d’orgues. L’identification se basa dans l’ensemble sur des caractéristiques formelles du buffet, ainsi que d’une certaine partie de la tuyauterie, signée Bremser. Pourtant, l’orgue ne fut pas construit pour l’église Saint-Lambert de Geel, mais acheté en 1787 par le curé de la paroisse, Sterckx. En 1877, l’église néogothique actuelle remplaça celle de 1705 et accueillit l’orgue à une nouvelle tribune. 
Au XIXe siècle, l’orgue du curé Sterckx fit l’objet de nombreuses transformations regrettables, en grande partie effectuées par Henri Vermeersch et probablement aussi par son associé Théodore Smet. Par la suite, l’orgue fut entretenu par d’autres facteurs d’orgues de moindre envergure, tels Mondt de Lierre et Damel (Dammel ou Dommel) de Saint-Trond. Les nombreuses mises à jour au goût romantique de l’époque favorisèrent irrévocablement le déclin de l’instrument : la composition romantique, nécessitant une tuyauterie plus importante et un nouveau sommier, ne s’intégra que difficilement dans le buffet d’orgue du XVIIe siècle, décidément trop étroite afin d’héberger convenablement les ajouts ultérieurs. 
En 2000, l’orgue fut entièrement démantelé en vue d’un examen approfondi. De longues années s’écoulèrent à nouveau avant que la restauration ne fût enfin assignée, après appel d’offres, à la Manufacture d’orgues Thomas de Ster-Francorchamps en novembre 2009. 
L’orgue Bremser comprend actuellement 19 jeux, dont 11 au Grand Orgue et 8 au Positif. L’orgue de chœur fut construit à partir des éléments de Vermeersch maintenus et comprend 7 jeux.

* François Van der Jeught & Jan Caluwaerts: Le facteur d’orgues maître Baltazar Rutgheerts (°ca. 1543 - † Mechelen, 1620). — Une nouvelle biographie

Dans la revue d’orgue De Praestant, Trudo J. Gerits publia en 1966 l’étude la plus étendue sur le facteur d’orgues Baltazar Rutgheerts, dont une synthèse fut publiée dans le Nationaal Biografisch Woordenboek en 1972, la biographie de Rutgheerts restant très sommaire. Les nouvelles recherches généalogiques aux archives communales de Malines et les Archives Générales du Royaume nous permettent pour la première fois de retracer amplement la vie et la famille de ce facteur d’orgues de renom. Baltazar Ruthgeerts naquit probablement à Lierre vers 1543, comme fils de Pieter Ruthgeerts (alias Calff) et de Cathelijne Dueckels. En 1569 seulement, son père le fit légitimer. De 1556 à 1557, il habita à Anvers chez son oncle Gilles Brebos, autre facteur d’orgues connu. En 1567, il partit en Italie, sans aucun doute à titre d’organiste, afin d’entrer en service chez Marguerite de Parme (1522-1586). Il revint aux Pays-Bas en 1586, au service d’Alexandre Farnèse (1545-1592). Ruthgeerts reçut le titre de vicomte de Linghen. De 1589 à 1591 : il habita à Bruxelles, où il épousa Hester van den Dijcke, qui lui donna au moins cinq enfants, parmi lesquels un fils et quatre filles. En 1597, il résida à Lierre, étant bailli de Berlaar. Vers 1600, il s’établit à Malines, où il multiplia bien vite ses contacts, avec entre autres des militaires espagnols de haut vol. En 1611, il y acheta une demeure, toujours existante d’ailleurs, dans la Peperstraat (l’actuelle Kan. De Deckerstraat). Les activités de Rutgheerts comme facteur et restaurateur d’orgues ne sont bien documentées qu’à partir de 1603. Outre à cela, il généra des bénéfices en tant que surintendant pour le curage des rivières de la ville de Malines à partir du milieu de 1601 jusqu’en 1614. Rutgheerts était bien aisé en acquit plusieurs propriétés à Malines, où il s’éteignit en 1620. En conclusion, les nouvelles recherches généalogiques nous livrent à présent une autre image de maître Baltasar Rutgheers, qui mena une vie variée dans plusieurs domaines, en premier lieu en tant que facteur d’orgues, mais aussi en qualité d’organiste et protégé au service de la régente Marguerite de Parme, par la suite de son fils Alexandre Farnèse, vicomte et bailli, fonctionnaire au service de la ville de Malines, et homme de confiance doté d’un statut social bien réputé. 

 

Aperçu historique de la restauration/reconstruction de l’orgue Bremser et de l’orgue Vermeersch en l’église Saint-Lambert de Geel-Bel

 

L’église Saint-Lambert de Geel-Bel peut s’enorgueillir de nos jours d’abriter deux instruments : l’orgue Bremser et l’orgue de chœur de Vermeersch. L’instrument Bremser fut majoritairement reconstruit dans l’ancien buffet d’orgue du XVIIe siècle. Les principaux ajouts du XIXe siècle, jugés historiquement intéressants malgré leur orientation esthétique bien différente, furent repris dans le nouveau buffet de l’orgue de chœur dessiné par l’expert de la restauration, Jef Braekmans. 

 

La reconstruction de l’orgue Blasius Bremser s’inspira largement de l’orgue du père, Jan Bremser, construit en la collégiale Notre-Dame d’Aarschot en 1646. Cet orgue, exceptionnellement bien conservé, servit déjà de base pour la reconstruction d’un autre orgue signé Blasius Bremser, dans la chapelle d’Elzenveld (1675) à Anvers, également effectuée par la Manufacture d’orgues Thomas de Ster-Francorchamps en 2007. À présent, les orgues Bremser restaurés sont donc au nombre de trois, dont le plus récent se trouve à Geel-Bel.

 

Plusieurs indices datant d’époques différentes compliquaient l’identification de l’orgue, dont l’origine reste toujours indéterminée à l’heure actuelle. L’examen approfondi et la comparaison avec d’autres instruments permit d’identifier Blasius Bremser comme facteur d’orgues. L’identification se basa dans l’ensemble sur des caractéristiques formelles du buffet, ainsi que d’une certaine partie de la tuyauterie, signée Bremser. Pourtant, l’orgue ne fut pas construit pour l’église Saint-Lambert de Geel, mais acheté en 1787 par le curé de la paroisse, Sterckx. En 1877, l’église néogothique actuelle remplaça celle de 1705 et accueillit l’orgue à une nouvelle tribune. 

Au XIXe siècle, l’orgue du curé Sterckx fit l’objet de nombreuses transformations regrettables, en grande partie effectuées par Henri Vermeersch et probablement aussi par son associé Théodore Smet. Par la suite, l’orgue fut entretenu par d’autres facteurs d’orgues de moindre envergure, tels Mondt de Lierre et Damel (Dammel ou Dommel) de Saint-Trond. Les nombreuses mises à jour au goût romantique de l’époque favorisèrent irrévocablement le déclin de l’instrument : la composition romantique, nécessitant une tuyauterie plus importante et un nouveau sommier, ne s’intégra que difficilement dans le buffet d’orgue du XVIIe siècle, décidément trop étroite afin d’héberger convenablement les ajouts ultérieurs. 

 

En 2000, l’orgue fut entièrement démantelé en vue d’un examen approfondi. De longues années s’écoulèrent à nouveau avant que la restauration ne fût enfin assignée, après appel d’offres, à la Manufacture d’orgues Thomas de Ster-Francorchamps en novembre 2009. 

 

L’orgue Bremser comprend actuellement 19 jeux, dont 11 au Grand Orgue et 8 au Positif. L’orgue de chœur fut construit à partir des éléments de Vermeersch maintenus et comprend 7 jeux.

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